Acteurs

- H e n r y   A t l a n

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     Henri Atlan est un intellectuel, médecin biologiste, philosophe et ecrivain juif français.  Il est aussi professeur émérite de biophysique et directeur du centre   de recherche en biologie humaine. Il a été membre du comité consultatif nationale d'éthique (CCNE) en France de 1983 à 2000 pour les sciences de la vie et de la santé  de l'hôpital universitaire d'Hadassah, à Jérusalem, ainsi que directeur d'études à l'École des hautes études en sciences sociales.

     Il est l’un des premiers à dire que la génétique n’est pas dans les gènes ! Il  substitue au modèle génétique le modèle d’auto-organisation; c'est a dire, selon Atlan une organisation qui se produit toute seule, sans l'aide d'un agent extérieur.

     En effet, le vivant, à la différence d’une machine, se construit lui-même, il est auto-organisé. Il précise aussi qu’il y a des structures physiques qui s’auto-organisent, et qu’il en va de même pour certains modèles informatiques. Une machine peut être dite auto-organisée si son organisation n’est pas programmée par un ingénieur.

    C’est le hasard qui préside l’auto-organisation : « Le hasard, n’est pas l’absence de causes, c’est ce qui n’est pas programmé par le système, c’est ce que rencontre le système est qui n’était pas prévu », bref c’est la probabilité dont parle Kupiec. Pour lui il faut réussir a « expliquer le vivant sans faire appel à la vie ». La méthode scientifique, selon Atlan, vise à abandonner toute forme de finalisme dans l’étude du vivant.

     Il partage certes la théorie néo-darwinienne, mais prône surtout le « recyclage » de la théorie aux vues des différentes expériences en biologie moléculaire.

- J e a n - J a c q u e s   K u p i e c

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    Jean-Jacques Kupiec est chercheur au Centre Cavailes de l’école normal Supérieur a Paris.

 Biologiste moléculaire et épistémologue, il a proposé en 1981 le premier modèle de différenciation cellulaire fondé sur   l'expression stochastique des gènes. En effet il est expérimentalement démontré que le hasard intervient dans l’expression  des gènes. Ces expériences impliquent un remaniement complet de la théorie.

    Avec la théorie de Kupiec, nous n’en revenons pas au lamarckisme proprement dit. Il faut préciser qu’il ne s’agit pas d’une influence du milieu répétée à chaque génération. Le milieu s’intériorise comme une sorte de mémoire phénotypique. Et cette structure, résultat de notre histoire passée, nous la transmettons à la descendance par les cellules germinales.

    Il met en avant deux processus différents (ontogenèse et phylogenèse) avec jusqu’à présent deux théories pour les expliquer. La théorie néo-darwinienne pour l’ontogenèse, faisant appel à la sélection des variants apparus lors de certaines mutations. Et la théorie de l’embryogenèse pour la phylogenèse qui résulterait de l’expression du programme génétique inclus dans l’ADN. Or le problème c’est qu’une espèce n’évolue pas puisque l'"espèce" est une entité abstraite. C’est l’individu qui évolue donc il faut trouver un point de contact entre les deux théories et expliquer deux phénomènes par les mêmes arguments.

   Pour Kupiec, le remaniement total de la théorie apparaît comme une évidence. Si ce jugement ne fait pas l’unanimité c’est que pour cela il faut « renoncer au réalisme de l’espèce », renoncer à l’idée que l’espèce est une entité réelle et donc à ce que l’espèce humaine en soit une.

   Pour lui, il y a là un problème par rapport à notre propre identité.


 - A n d r a s   P a l d i

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   Andràs Pàldi  est un généticien spécialiste d'épigénétique au laboratoire Généthon d'Évry et directeur d'études à l'EPHE, dans la section Sciences de la vie et de la Terre (en 2009). Il est connu pour ses travaux d’interprétation de l’état de condensation de la chromatine et de l’expression des gènes.

   D’après lui, la chromatine, selon qu’elle soit condensée ou non, a un lien directe sur la transcription du gène. Par ailleurs, la transmission de caractères acquis, révélée possible quelques années auparavant, oblige les scientifiques (selon lui) a prendre en compte des modifications structurelles sur les gènes, opérés par les histones.

  « Il faudrait raisonner grâce à un code d’histones, qui viendrait compléter le code génétique actuel »

   II tient sur le sujet trois conférences ouvertes au grand public a la Cite des Sciences et de l’Industrie en Novembre 2007.

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